Sorti en 2012 après une production s’étalant sur plus de sept ans pour un budget estimé à 10000€, Kastlevania IV : Legend of Vania est un film d’animation amateur finlandais de 146mn réalisé par l’équipe Hovinet en stop motion à partir de figurines et briques Lego. Contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, il ne s’agit pas d’une parodie de Super Castlevania IV mais d’une oeuvre inspirée de la licence gothique de Konami en général, Hovinet s’étant fait les dents sur trois court-métrages basés eux aussi sur la franchise en 2003…

KastleVania_4_Vanian_Legenda_videoTout est en Lego !

Petit séance de rattrapage (pensez à activer les sous-titres anglais !) :

Kastlevania

Kastlevania II : Simo’s Quest

Kastlevania III : Lord Trakula’s Revenge

Kastlevania IV : Legend of Vania raconte l’histoire du clan Bellmount dont le plus jeune membre Justus doit affronter le vampire Trakula. En effet, son grand-père Simo, qui a vaincu la Némésis familiale cinquante années plus tôt avec l’aide de son ami le sorcier Fayring, anticipe le retour des forces du Mal et envoie Justus enquêter au pays de Vania. Au cours de son voyage, le jeune Bellmount apprendra énormément sur l’Histoire de cette contrée, sur ses quatre provinces et leurs chefs, ainsi que sur les trois artefacts légendaires dont l’association permet de créer l’arme ultime, le Manasplinter ! Justus devra ainsi partir à la recherche des reliques sacrées pour ramener la paix à Vania mais il ne sera pas seul dans sa quête pour mettre un terme à la soif de pouvoir du Seigneur Trakula : il sera notamment aidé par Fisgars Jr. le forgeron, et Goffheat l’alchimiste… Mais le plus simple reste encore de regarder le film dans son intégralité que l’équipe a également mis en ligne !

Kastlevania IV : Legend of Vania

Outre le visionnage gratuit de son oeuvre sur internet, l’équipe Hovinet permet également le téléchargement de la version DVD du film ici !

Si on ne peut que saluer la patience qu’il a fallu à l’équipe pour tourner et monter un projet aussi colossal à partir de 110000 images, le spectateur lambda sera vraisemblablement vite perdu face à la multitude de personnages secondaires et de sous-intrigues tandis que le fan de Castlevania passera son temps à chercher les clins d’oeil à sa licence fétiche passé les noms des protagonistes au lieu de vraiment suivre l’histoire. Aussi, l’amateur de la licence devra attendre la dernière partie du film pour sourire devant une scène d’infiltration du château caricaturant un niveau quelconque d’un épisode en 2D, mais cela est hélas bien trop peu pour contenter un oeil averti, et ce n’est pas l’humour qui parsème le film, aussi gentillet qu’inégal, qui gardera l’intérêt du fan réellement vivace… C’est d’autant plus dommage que l’animation en stop motion vaut quant à elle bien qu’on s’y attarde un peu !