Partie 3 : l’attaque des clowns clones !

Succès oblige, Castlevania n’est pas resté bien longtemps la chasse gardée de Konami. D’autres éditeurs ont cherché à s’attirer les faveurs des joueurs en reprenant divers ingrédients de la licence, voire en la copiant sans vergogne, mais souvent sans en égaler la qualité. Si on peut à-priori songer à une autre franchise prestigieuse, à savoir Ghosts’n Goblins / Ghouls’n Ghosts de Capcom, laquelle est souvent comparée aux premiers Castlevania, d’autres titres moins connus ont eux aussi essayé de tirer leur épingle du jeu. En voici quelques exemples :

8 Eyes8 Eyes, sorti en 1988 sur Famicom et en 1990 aux USA, est un clone bien connu de Castlevania, reprenant le gameplay des opus action/plate-forme et ayant des graphismes similaires. Bien que prenant place dans un futur post-apocalyptique, le héros du jeu, Orin, accompagné de son faucon Cutrus, doit pénétrer huit châteaux (représentant autant de niveaux) afin d’y récupérer les huit yeux de sorte à empêcher la fin du monde (rien que ça !). Mais chaque bâtisse est bien évidemment sous bonne garde… Un peu comme dans Mega Man, Orin reçoit une épée à l’issue de chaque niveau lui permettant de défaire facilement le boss d’un autre château ; il est donc plus aisé de parcourir les lieux dans un certain ordre à l’instar des jeux de Capcom. A noter que 8 Eyes comporte un mode deux joueurs en coopération dans lequel l’un contrôle Orin et l’autre Cutrus.

Barnyard SwineBarnyard Blast : le cochon des ténèbres (ou Barnyard Blast: Swine of the Night aux USA), sorti sur Nintendo DS en 2008, est un jeu d’action/plate-forme en 2D faisant la parodie de licences comme Castlevania ou Ghosts’n Goblins. Le joueur contrôle Robert Belmart, un cochon anthropomorphe à travers six niveaux (un cimetière, un château en ruines, un volcan, un marais, une forêt lugubre et un ultime château) dans lesquels il devra faire face à divers monstres comme des zombies ou des goules avant d’en découdre avec un boss. Pour s’en sortir, le héros aura recours à quatre armes différentes : un pistolet, un fusil à pompe, un fouet et de la dynamite !

Earnest EvansEarnest Evans, sorti en 1991 sur Mega-CD et en 1992 sur Genesis, est lui aussi un jeu d’action/plate-forme en 2D, et le premier volet d’une trilogie qu’il forme avec El Viento et Anetto Futatabi. Avant toute autre licence, Earnest Evans se pose comme un hommage à Indiana Jones. En effet, le héros éponyme parcourt le monde à la recherche d’anciennes idoles magiques et de trésors en se servant d’un fouet pour se défendre, mais la comparaison avec la licence de Konami ne fait aucun doute.

Holy DiverHoly Diver, sorti sur Famicom en 1989, ressemble beaucoup à Castlevania lui aussi, mais également à Probotector et même à Zelda II : The Adventure of Link ! On remarquera notamment que le jeu porte le même titre que le premier album du groupe de heavy metal américain Dio et que le héros ressemble beaucoup au chanteur Ronnie James Dio. En outre, les amateurs du groupe et d’autres artistes du même genre y trouveront leur compte dans les musiques et l’imagerie du jeu…

Hunter x Hunter Kindan no HihouHunter x Hunter Kindan no Hihou, l’une des adaptations vidéoludiques du manga de Yoshihiro Togashi sorti sur Game Boy Color en 2001 au Japon uniquement, reprend des éléments des « Metroidvania » et un gameplay issu des Castlevania action/plate-forme (comme le combat au fouet). On soulignera qu’au lieu d’armes secondaires, le héros utilise de la magie.

Inferus demoInferus est une démo d’un développeur indépendant sortie sur PC en 2009. Il reprend un gameplay proche des Castlevania et Prince of Persia en 2D.

Koumajou Densetsu Scarlet SymphonyKoumajou Densetsu Scarlet Symphony, sorti sur PC en 2009, ne fait pas parti de la série « classique » des jeux Touhou (c’est-à-dire soit des manic shooters ou des beat’em up) car il s’apparente à du Castlevania old school malgré son clin d’œil évident à Symphony of the Night dans son titre. Le jeu est composé de huit niveaux linéaires mais est vraiment difficile.

Master of DarknessMaster of Darkness, sorti en 1993 sur Master System et Game Gear (initialement en 1992 au Japon sous le titre In the Wake of the Vampire), est probablement le clone le plus connu de Castlevania. En effet, on y incarne un psychologue sur les traces d’une série de meurtres attribuée à Jack l’Eventreur dans Londres alors qu’en réalité c’est le Comte Dracula qui est derrière tout cela ! Au cours de son enquête, le héros devra parcourir cimetière, laboratoire, château et autre maison de poupées regorgeant de zombies, chauve-souris ou fantômes. Pour se défendre, le bon docteur aura recours à des couteaux, des haches, des armes à feu ou encore des bombes ! En définitive, il s’agit là très probablement de l’un des meilleurs Castlevania-like tout simplement…

Nano BreakerNano Breaker, sorti sur Playstation 2 en 2005, n’est pas un clone de Castlevania  à proprement parler (c’est davantage un hack’n slash qu’autre chose) mais il a été produit par IGA et utilise quasiment le même moteur graphique que Lament of Innocence.

Chaos LegionDans le même genre, on pourrait aussi évoquer Chaos Legion de Capcom, sorti lui en 2003 sur Playstation 2, dont l’ambiance gothique se rapproche de celle des Castlevania, à défaut d’avoir un gameplay similaire.

RustyRusty, sorti en 1993 sur Nec PC98 (NDLR : un ordinateur japonais), ressemble lui aussi beaucoup aux Castlevania action/plate-forme, comme le fouet permettant de s’accrocher de Super Castlevania IV par exemple. Mais le jeu ne se contente pas d’être linéaire car il est possible de trouver des chemins alternatifs pour atteindre la fin d’un niveau (parmi les dix que compte le jeu) à l’aide de clés rappelant le système de Rondo of Blood.

Shaman King Master of Spirits 1 & 2Adaptés du manga de Hiroyuki Takei, Shaman King : Master of Spirits et Shaman King : Master of Spirits 2, parus sur Game Boy Advance en 2002 et 2005 (chez nous en 2005 et 2006), reprennent le game design d’Aria of Sorrow et son principe d’âmes à collecter.

Soul of DarknessPour finir, Soul of Darkness est quant à lui sorti en 2008 sur téléphone portable et en 2010 sur DSiWare. Il s’inspire énormément des Castlevania en 2D mais sans jamais en atteindre la cheville.

Ainsi, on remarquera que Castlevania est une licence qui (a) fait des émules, que ce soit en termes de clins d’oeil plus ou moins flagrants dès qu’il s’agit de jeux Konami, ou en reprises d’éléments de gameplay, d’atmosphère ou de game design ; si ça ce n’est pas la marque des plus grands !