Acte I : Castlevania – Lords of Shadow (2010)

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Acte I, scène 1 : Accueil et mise en bouche

Castlevania – Lords of Shadow est sorti en octobre 2010 aux USA et en Europe puis en décembre de la même année au Japon. Rapidement, il a divisé les fans du monde entier : si certains y voyaient un passage à la 3D rendant enfin hommage à leur série fétiche, d’autres n’y ont vu que recyclage d’idées de gameplay déjà éprouvées ailleurs avec brio, quand ce n’était carrément pas un sacrilège que de donner le titre de Castlevania à ce jeu !

Alors oui, comme déjà dit plus haut, il s’agit là d’un reboot de la licence, avec une sensibilité occidentale et non japonaise, il ne fallait donc pas s’attendre à retrouver la même saveur que dans quelque épisode antérieur. Pourtant, l’équipe de MercurySteam sous l’impulsion de son producteur Dave Cox – grand fan de la licence et plus particulièrement de Super Castlevania IV sur Super Nintendo – n’a pas à rougir de son travail et a délivré un jeu plus subtil et respectueux de la licence qu’il n’y paraît de prime abord…

DCoxCe que l’on constate effectivement en commençant le jeu, c’est sa mise en scène façon blockbuster Hollywoodien : on veut nous en mettre plein les yeux pour nous plonger in medias res au cœur de l’action et rendre l’immersion plus aisée. L’intrigue nous est narrée par l’impeccable Britannique Patrick Stewart (connu pour ses rôles du Capitaine Piquard de la série TV Star Trek : la nouvelle génération et du professeur Xavier des films X-Men) doublant pour l’occasion le personnage de Zobek dont on découvrira le visage après quelques heures de jeu. L’éclectique acteur écossais Robert Carlyle (Trainspotting, The Full Monty, Le Monde ne suffit pas, Les Cendres d’Angela, Stargate Universe…) prête quant à lui sa voix pour donner vie au héros sombre Gabriel Belmont dont l’épouse Marie (interprétée par l’actrice anglaise Natasha McElhone, surtout connue pour son rôle dans la série TV Californication) a été sauvagement assassinée quelques jours plus tôt.

voicesAinsi on prend conscience très vite de l’envergure internationale du jeu : il s’agit non seulement pour Konami via MercurySteam de mettre en avant des talents reconnus dans le monde entier – aux timbres à la fois classiques et rassurants comme sombres et torturés – et d’opter pour une mise en scène grand spectacle et des mécaniques de jeux actuels afin de s’attirer un nouveau public et redonner un second souffle à sa licence (voire un troisième si on considère que Symphony of the Night a été le second) mais également pour tenter de rassurer ses fans de la première heure sur le soin et la qualité apportée à cette remise à zéro…

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Acte I, scène 2 : Une histoire de vampire(s) ?